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Sur le vif

photoblog journalier
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  Petit compact, je suis un pur produit de l'ère numérique. tRioL, ma conductrice, a donné mon nom à toutes ses pages. De nos deux yeux, chair et verre, nous quadrillons les vies d'un quotidien.
En prédateurs sensibles... 

 

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 19:00

se13 136

se13 - Concert DIANE CANOBY au Lautrec, Pigalle, Paris

 

 

Comment dire le Sensible quand les mots pour le faire n’existent pas ?


En matière artistique, et quels que soient les vaisseaux choisis, tout a déjà été fait, écrit, peint, dessiné, joué, dansé et chanté. Oui, cette époque qui est la nôtre est celle de toutes les ruptures parce qu’elle semble celle de toutes les arrivées. Notre espèce a, aujourd’hui et désormais, fini par aborder son questionnement ultime. Celui de sa pérennité. L’art, comme il l’a toujours fait, lui renvoie ses reflets strictement exacts, il tient son rôle de miroir de conscience, d’épée de combat comme de porteur d’espoir. On osera donc, ici, poser ce qu’il est devenu tendance d’appeler… une vraie question. L’art authentique, celui qui a fait l’Histoire, qui a traversé les siècles depuis les bêtes peintes au pigment de la glaise à même les grottes et les mains battues en rythme sur les peaux de ces mêmes bêtes, jusqu’à nos images synthétiques et autres programmes en relief sachant capturer en direct les plus fines expressions d’un acteur pour les servir au monde entier d’un seul coup sur un écran géant, jusqu’aux voix électriques calées sur nos battements cardiaques captant toutes les foules à la même seconde sur ce gros vieux caillou qui nous loge, que reste-t-il à faire ? Qu’y a-t-il à ajouter ? Quand l’humanité ne fait plus désormais que bégayer, tant dans ses guerres qu’à travers les beautés qu’elle délivre, tutoyant traditions, y mêlant des audaces, cherchant un souffle neuf, différent, émancipé, quelles seraient ces pierres si précieuses, parce qu’enfin, oui, inédites, qu’elle pourrait encore revendiquer ? Il n’y a pas une réponse. Il n’y en a pas deux. Ni trois, et ni cent non plus. Il n’y a que la vie. Il n’y a que le sang. Énergies sans détour, fois d’autorité. Ce que je crois, moi, ce que j’ai envie de dire, c’est que l’art, le vrai, n’a pas des milliards de chemins pour naître et pour être, il est très simple en vérité. Il est et sera ce qu’il a toujours été. Le témoin de l’urgence salutaire sur le fil fragile de l’âme humaine, immuable et magnifique jusque dans ses plus violentes faiblesses. Il n’y a toujours que les mêmes lignes tournant autour de la Terre que sont nos cœurs vibrants. Indépendamment du Temps et de ses grandes nuits qui happent tout. La force invincible du Regard. L’art, c’est ça. La vie. L’amour. La solitude. Le rêve. La mort. Écoutez. Nous sommes en 2013. Et il y a là, quelque part dans notre ciel féru d’astres, réels ou fabriqués, une nouvelle étoile qui s’allume. Une amazone de l’émotionnel qui a su, on ne sait pas bien comment, prendre en elle des parcelles de ce feu mystérieux dont sont faits nos ressentis intrinsèques, et qui nous les renvoie après les avoir cristallisées, comme autant de perles en questionnement jetées dans nos incertitudes. Diane Canoby est une artiste sans âge ; une île-prisme qui répond au paradoxe de nos jours tiraillés. Les hublots de sa perception, signature unique, personnelle, transcendent l’éventail d’émotions primales, animales parfois, comme un rappel incessant aux sources de nos limbes habité en même temps de la maturité des ères. Une sensualité aux accents d’innommable réplique au fouet de toutes nos générationnelles confusions. Diane rend la douceur à la peur, dans un mouvement d’amour sans fin - mais non sans conditions - messager à tout immense sublime, dans une subtile volupté. Transformation perpétuelle au ventre des irrévocables, clé souveraine de la vie en personne, parce que tout est là, exactement là, au centre même, jamais figé, de ce mandala de lumière qui sculpte le soi de tout être… Chien et loups au carrefour du cosmique, tendresses perdues, raccrochées, à construire et reconstruire sans cesse, présences envolées dont la mémoire éternelle confond les limites de ces mondes alternés où tout subsiste par-delà le visible, ô fluides inaltérables signant les yeux du monde, intemporelle est-elle, Diane Canoby, féline et sauvage, émouvante et juste. De sa danse délicate s’élèvent des parfums d’absolu. Oasis dans le désert. Une musique. Un climat. Un magnétisme. Une voix. Un feu. Une étoile s’allume…

 

SRT

Octobre 2013-10-23

 

Pour découvrir Diane Canoby en live, cela se passe mardi soir prochain

29 octobre 2013 à LA LOGE -77 rue de Charonne, 75011 Paris-  

en groupe avec Adrien Mallamaire à la guitare électrique,

Julien Lefevre au violoncelle, Joy Harvey à la batterie

et David Trescos à la basse.


Réservation :

http://www.lalogeparis.fr/programmation/741_diane-canoby.php

 

! d’ici là, le Joujou rouge te donne 8 minutes d’aperçu via

une petite rétro d’un concert de septembre

 --> http://www.youtube.com/watch?v=nzijOd49Tr0

 

 

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commentaires

espiguette 31/10/2013 20:52


Bonsoir Joujou Rouge,


C'est Espiguette, un fil dans la toile ... Ce texte est très beau, mais pas seulement, j'aime la conviction et la sincérité qui s'en dégagent.


Je suis toujours votre affaire ... et j'aime ! Et comme j'ai toujours le palisir d'y figurer en lien je signale mon 3ème déménagement !. Cette fois out of Overblog, pour rejoindre Canal Blog à
l'adresse suivante: 


espiguette.canalblog.com


Bien à vous, Joujou Rouge, et à vos ami-e-s.


Espiguette.