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Sur le vif

photoblog journalier
aléatoire

  Petit compact, je suis un pur produit de l'ère numérique. tRioL, ma conductrice, a donné mon nom à toutes ses pages. De nos deux yeux, chair et verre, nous quadrillons les vies d'un quotidien.
En prédateurs sensibles... 

 

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Publications photographiques
1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 19:11

n’attendez pas de

mourir

 

pour écouter vos étoiles internes *

 

oc12 214web

oc12 - Paris (France)

 

 

A love supreme

mille roses ouvertes dans le

vide

[…]

la musique m’est venue en rêve

tout n’était que son

et j’étais

au milieu du

son

jamais

je n’ai joué

sans tout donner

jamais

je n’ai joué

sans vous aimer

je suis le sourire du déluge *

 

 


Je viens de découvrir l’écrivain Zéno Bianu lors d’une lecture donnée par Poètes en résonances, accompagnée par le guitariste compositeur concepteur Mimi Lorenzini.

Zéno Bianu, auteur d’une œuvre multiforme interrogeant à la fois la poésie, le théâtre et l’Orient, ne se contente pas d’être – littéralement – habité par la voix que des anges de l’Humanité Éternelle lui inspirent. Il est un messager, un commandeur de l’Intemporel se signant sous les ferveurs de la beauté pure, au sens le plus authentique qui soit. À la volupté des mots, s’ajoute la dimension du cœur. Bianu ne dit pas. Il ne chante pas non plus. On a plutôt l’impression qu’il vibre. Il envoûte. Tenu par une tessiture émotionnelle qu’il offre sans compter, et pour cause, car venue du fond de l’âme, passée au prisme de l’acuité subtile, merveilleuse, tourmentée, des délicatesses innommables… Je crois que l’on peut parler là de magie. Cet amoureux, notamment, de jazz, nourri de ses limbes passionnelles ouvertes aux vents de la vie juste, pour ne pas dire de la destinée, témoigne et marque au fer d’or ce qui ne peut mourir. Son art est réceptif. Il est Amour vrai. Il ouvre l’espace au-delà du temps même. Et vous y transcende à jamais, sur le fil insécable d’une respiration réinventée, terrible et lumineuse…

Un essentiel rendez-vous.

 

Sandrine Rotil-Tiefenbach

 


 

* extraits de John Coltrane (Méditation) de Zéno Bianu, avec une magnifique préface d’Yves Buin (2012, Le Castor Astral).

 

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