Partager l'article ! .....Narcissique, le miroir: Regarder son propre corps provoque toujours un certain dérangement. Surtout lorsqu'il a subi ...
Regarder son propre corps provoque toujours un certain dérangement. Surtout lorsqu'il a subi l'outrage des années, on ne comprend plus très bien ce qui peut éventuellement attirer le ou la partenaire. Ces replis douteux ? Cette pilosité anarchique ? Cette blancheur maladive que renforce la lampe de chevet ? Un dégueulis d'aplats graisseux. Essayer de bomber le torse et rentrer le ventre. Mais en prenant la photo, on se dit « À quoi bon, je suis seul avec l'appareil, pas besoin de tricher ce soir quand ne me parviennent plus que les quelques bruits assourdis de la copropriété ? » Seul, il devient important de saisir cette vérité sur soi, cette vérité d'ordinaire masquée sous les vêtements, amoindrie par les tensions des muscles, comme si l'on parlait à cœur ouvert et sans pudeur avec un très vieil ami. Et c'est un très vieil ami, de ceux qui peuvent venir en caleçon sans que cela choque et avec qui on vide des verres jusqu'à l'aube en arrêtant de se mentir. Et finalement, on ne peut que l'aimer encore plus, cet ami, cet excellent ami, cet ami de graisse, de toisons et d'os.
eldorado
Merci à eldorado, Amadeus, Douja, Christ.ian, PemaD et surtout Moi-Même, restés sur notre quant-à-moi pour notre plus grand plaisir. Le joujou rouge garde un nombril sur ce thème et en offrira une nouvelle page, en fonction des miroirs qu’il aura stockés au fil des jours dans sa boîte mail. Surtout ne vous perdez pas de vue. Jusqu’ici, c’était… disons… à voir le prochain thème qui va vous être annoncé de façon imminente… comme une sorte d’entraînement. Et c’est à partir de maintenant qu’on va vraiment commencer à rigoler. Restez en ligne.
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