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Sur le vif

photoblog journalier
aléatoire

  Petit compact, je suis un pur produit de l'ère numérique. tRioL, ma conductrice, a donné mon nom à toutes ses pages. De nos deux yeux, chair et verre, nous quadrillons les vies d'un quotidien.
En prédateurs sensibles... 

 

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 11:49

(argentique photo GG)




Haute Corse. L’une des dernières grèves du pays encore totalement sauvage, accessible par un sentier traversant les prémices d’un sous-bois avant de s’aller serpenter dans un désert de dunes cactussieuses. Quittant alors la fraîcheur de l’ombre, le sable brûlant sous la corne des pieds nus obligeait la nervosité du pas. Au niveau du petit pont de bois, aux lattes un peu glissantes, on pouvait s’arrêter un moment et plonger son filet dans l’Ostriconi. En quelques secondes, la friture du soir était ainsi assurée. Les jours se fouettaient au travers des vagues, gigantesques et fumantes, et dans les criques solitaires où nous observions, des heures durant, les petits poissons lumineux évoluer sous la roche. Nos cris d’enfants épousaient ceux de la mer, nous savions le soleil invincible.

Sur cette plage un matin, Marie-Line a fait son premier galop.

 

On m’a raconté qu’aujourd’hui, cassant la falaise, une grosse route y mène, avec des voitures familiales, des mobile home. Des papiers gras, partout, se mêlent désormais aux algues. Le fond strié de l’océan s’adjoint de l’odeur des frites et du graillon. Et quand tu tends le bras, tu touches quelqu’un tant c’est bondé.

Tout le monde marche en maillot de bain.





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commentaires

alessandro 09/04/2011 14:11



En 1982, j'ai été sur la plage de l'Ostriconi. C'était
marcher sur la lune. En 2008, je marchais à nouveau sur les algues en bord de l'eau mais avec des milliers de personnes et d'un garde, mais dit que je devrais marcher comme tout le monde fait ici sur la terre ... Merci d'avoir ravivé la mémoire d'un lieu qui n'est plus ce que
c'était.



Christ.ian 13/05/2008 14:27

Les pollueurs de rêve sont noyés par la profondeur des souvenirs... Tremper son regard dans la lumière salée de cet instant laisse la rétine toute éclaboussée de bonheur.

marie line 13/05/2008 12:45

c'est triste pour ceux qui n'y auront jamais des souvenirs comme les notres.les notres... bisoute