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Sur le vif

photoblog journalier
aléatoire

  Petit compact, je suis un pur produit de l'ère numérique. tRioL, ma conductrice, a donné mon nom à toutes ses pages. De nos deux yeux, chair et verre, nous quadrillons les vies d'un quotidien.
En prédateurs sensibles... 

 

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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 06:22
ao07-079ard.jpg
(ao07 - Ardèche)





Cher Gosti,

 

Aucun animal n’est méchant. S’il attaque l’homme, c’est qu’il a peur, qu’il est (ou a été) agressé, ou simplement surpris.

Le seul animal qui me fait peur est l’humain. Quand tu as un problème avec un humain, le problème, ou c’est lui ou c’est toi, – si ce n’est pas les deux (!) – ...et tu imagines la foule derrière...!

Tandis que, quand tu as un problème avec un animal, le problème, c’est toujours toi. Les bêtes réagissent en cohérence avec elles-mêmes et la nature et c’est pourquoi j’estime avoir jusqu’ici plusse appris auprès d’elles qu’auprès des humains. Si un cheval te fout par terre, si un chien te mord, si une abeille te pique, c’est que tu as commis une erreur.

 

Au risque de ramasser des tomates… L’ailée que tu as vue hier en photo était en train de se noyer dans la mare d’un pot de ciboulette. Je venais de l’y retirer et l’hébergeai sur ma main – le temps qu’elle sèche et se nettoie pour pouvoir décoller à nouveau.

Enfant, je jouais avec elles, les accueillais par dizaines au creux de mes paumes, les défendais toujours contre mes « camarades » qui s’agitaient dans tous les sens tentant de les chasser à force gestes affolés au moindre bourdonnement. La plus sûre façon de se faire piquer ! Ces derniers se moquaient de moi, les enfermaient triomphalement sous un verre retourné, …que je m’empressais d’ôter sitôt qu’ils tournaient le dos. Comme si une si petite bête pouvait – ô piètre dard ! – leur faire le moindre vrai mal. Mais je jouais aussi avec des serpents et des araignées, ce qui ne me valait guère plusse de sympathies de la part de mes semblables – sourire. Aujourd’hui, j’enseigne à ma fillette qu’une guêpe qui pointe cherche simplement de la nourriture, que depuis sa dimension elle ne peut sans doute pas nous appréhender en tant qu’entité globale. Si la guêpe se pose sur elle, c’est qu’elle aura pris une couleur – vêtement, peau… - pour une chose qu’elle n’est pas. Une fleur ? – sourire (bis) –

Ne pas bouger ; sans oublier la première règle, essentielle et immédiate : garder la bouche close. En quelques secondes, la rayée réalise sa méprise et repart le plus gentiment du monde.

Aussi, non seulement ma gamine ne craint pas ces petites choses qui piquent mais en retour elle les respecte. Non. C’est mieux dans l’autre sens. Je recommence. Comme elle les respecte, elle ne les craint pas.

 

Bien à toi,

tR.





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Published by tRioL - dans Les Inhumains
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commentaires

gosti 22/08/2007 23:06

Cette putain de morale ,ne me donne pas le moral.

Chen Ying 22/08/2007 20:56

Triste illustration de nos propos : La mort des abeilles met la planète en danger (Bellaciao) 

Chen Ying 22/08/2007 20:47

Que dire de plus, tout est si joliment dit. Voilà un mode de pensée qui est mien, encore une exemple de synchronicité ou de sensibilité partagée. Ne pas détruire, ne pas vouloir dominer à tout prix, être une partie du tout et non s'imaginer démiurge absolu. Respecter, voir, écouter, regarder et entendre. Juste garder en fait les yeux ouverts et le coeur pour faire une place à l'autre qui est là, différent et semblable. L'endroit est un lieu de vie. Nous sommes tous les passagers transitoires de cette belle boule bleue et il n'y a pas de première classe, de race supérieure, d'espèce plus aboutie, Vanité suprême des ignorants. Tous complémentaires, tout simplement, c"est la biodiversité...

catherine 22/08/2007 13:32

Je lis tous ces mots et reste sans voix, n'ai rien à dire ou à écrire... Seulement à méditer devant le respect des animaux... qui ne courent pas les rues en ce moment dans Paris (en tout cas sûrement pas de chevaux et de guêpes) ; des animaux à 2 pattes surtout sur le bitume pluvieux. Merci pour ces échanges humains.

gosti 21/08/2007 21:01

L’as de pique …qui picote.Un jour de campagne, en trébuchant, je suis tombé sur un massif d’orties. Me relevant de ma chute en me grattant, un peu déboussolé de tous ces tonneaux et atteint d’urticaire, j’ai malencontreusement heurté un arbre, d’où s’est détaché un nid de guêpes ! Celui ci, vient s’encastrer sur ma tête. N’y voyant plus rien, j’ai paniqué (Tout ce bourdonnement inhabituelle dans ma tête) je  me suis empalé sur des barbelés. Pas de chance me direz vous ? Oui vraiment pas de chance, car j’avais franchis ce qui ne devait être franchi et me reçu quelques coups de chevrotines du gars d’en face passablement énervé. (J’imagine ?) L’arrière train criblé et n’y voyant toujours rien, je finis ma course dans une marre pullulant de moustiques et autres bestioles. Rejoignant comme je pus (pue) la berge, je posais mes mains sur un couple de hérissons (va savoir ce qu’ils foutaient là ces deux là ?). Pauvre de moi et même pas une main charitable pour me secourir ! S’en est trop me dis-je. Je serais mieux chez moi, devant un bon feu de cheminée avec mon brave et fidèle chien. (Si celui-ci n’avait puces et tiques à volonté.) Bref, tu comprends maintenant le sens PROFOND de ma question  …Parfois je me dis qu’il faudrait mieux que je ferme ma mouche. Heu …ma bouche. Des bises et des rebises.

tRioL 22/08/2007 23:57

Merci à toi Gosti. J'ai aimé ta question parce qu'elle était une vraie question. en témoigne d'ailleurs le bel élan pluriel qu'elle a soulevé, ne ferme rien du tout. -sourire-