(mar05)
« - Eh bien pleure maintenant ! Décidément tu ny connais rien aux hommes. Mais ils sont tous pareils, tu peux me croire ! égoïstes dabord et lâches pour finir. Tu te figures que, lorsquils font tout pour que tu aies limpression de leur inspirer de lamour, quand ils semblent prêts à faire fi de toutes les difficultés susceptibles de contrecarrer leur émoi, il faut en déduire que loiseau ne volera plus que pour toi. Or, vois-tu, ce qui les excite en réalité, cest la chasse, le vertige de la prise accrochée, la satisfaction de la conquête acquise. Ceci consommé, tu ne les intéresses plus ! Tu es aussitôt reléguée au rang des filles ordinaires, celles que lon flatte aisément avec quelques fleurs et trois mots tendres. Terminé ! Aux oubliettes ! Ils plantent des petites graines sentimentales dans le cur des femmes et ensuite, ils sen vont, les laissant se débrouiller toutes seules avec la pousse montante, malgré que la plante, en se développant en elles, risque de les envahir toutes entières et de les étouffer. Tu devrais pourtant le savoir, et estime-toi heureuse de ne pas avoir attrapé en plus un de ces petits souvenirs déshonorants quil faut aller faire ôter à lhôpital, si tu vois ce que je veux dire Te voilà bien remise à ta place, à ton affligeante facilité, à ta condition intérieure véritable, qui nest rien moins que celle dune miette inconséquente, sans la moindre envergure, tout juste bonne à faire travailler ses bras pour quau moins, son existence ne demeure pas totalement inutile. Comme tu es naïve Cest bien fait, cela tapprendra à user de vanité, mademoiselle Crache-Poussière ! Allez ! Va donc moucher ta bêtise dans lévier, la vaisselle ne se fera pas seule. Rattache tes cheveux et change-toi donc avant. Tu es ridicule dans cette robe de midinette. Quant à toi, Louise, ne perds pas ton temps à toccuper de cette cruche et finis de te préparer. Monsieur et ses amis nous attendent et nous allons finir par nous mettre en retard »
(Extrait de Crache-Poussière, en cours d'écriture...)

(mar05)
Aux ouvrés quotidiens, parfois, si ce n'est pas trop plein, j'ai même la place où poser mon chapeau...

...que d'un autre reflet.
(fé05)

Où l'on mange la meilleure blanquette de veau de toute la Capitale française...
(Chez Jeanine, rue du Surmelin, mar05)

Autoportrait en heure de trêve
(fé05)










