Mercredi 1 août 2007

(juil07 - intitulé Francine - Belgique)








Lundi 23 juillet 2007

juil05-027eye.jpg




! BEST OF -- COMM's COMPIL de la semaine dernière :

-- l'œil du cyclope poussières d'étoile... je crois que nous en avons tous au fond de nous                           meuuuuuh ! moi (encore !) une cheminée de 1890 bonjour . je viens d'ouvrir une nouvelle communauté pour photographes amateurs ou pros mais allant uniquement dans le sens de prises d'images artistiques. je serais heureuse de t'ouvrir les portes de cette nouvelle famille. à bientôt peut-être et bravo pour la qualité de ton travail. http://www.over-blog.com/com-1007022387/Chuiphotopathe+et+vous+%3F.html. trinquons à la course aux étoiles, tchin tchin ! à la tienne ma belle. l'esprit Icare. tant qu’il ne s’agit pas de petits pois je rentre juste de Cassis, sans kir : soleil, mer, sans sable, une pensée qui va vers toi. mieux que le vrai et à quoi ce pégase est en train de penser ? au photographe, à son écurie ? à l'herbe verte de sa prairie ? il est en train de se réciter des poèmes ! j'aime ce travail de voyage à l'intérieur des êtres. bravo fidèlement curieuse de découvrir chaque jour tes photos... sauf pas très inspirée par les mots à écrire en ce moment.                                      je reprends souffle après la course aux étoiles. --









Vendredi 20 juillet 2007
sep05-026pigeon.jpg
(se05)






Lundi 16 juillet 2007





! BEST OF -- COMM's COMPIL de la semaine dernière :

-- ...elle est passée entre les gouttes de pluie de juillet, en plein dans le noir au-dessous en-dessus à travers les lampadaires de la ville et nous rejoint en plein cœur de la vie... je plonge régulièrement le regard dans tes photos magiques tRioL et encore merci pour toute l'aération que tu envoies. elles sont passées chez GOSTI les étoiles bravo pour le talent, bravo pour l'univers, bravo pour tout ! j'ai quelques conseils make up sur mon site, si cela peut vous servir pour vos photos... à bientôt et encore bravo ! bien sympathique ce voyage au pays des blogs étoilés en cette période pluvieuse de juillet ! j'aimerais qu'elle passe chez moi, mais c'est désespérant comme il fait gris... se noyer dans un regard abyssal (ce devait être une étoile de mer…) regard direct en étoile... alors c'est fini la poursuite de l'éclat de l'étoile ? ! j'en veux encoOore ! fastoche, regarde 06 55 23 7... ah bah non pas si fastoche. ben oui ! je suis certaine d'en avoir une. mais elle est très bien cachée ! laissons vibrer les variantes avec les photos... toujours. point de vue... images du monde moi aussi j'ai pensé étoile... pensées. étoile des neiges à mi-juillet... ...filante, puisqu'elle a une queue !                     à voir cette lueur qui « passe et repasse » de blog en blog, on peut se demander où est vraiment la place de l'Etoile ! --







Promeneuse, Promeneur, Andros,

Le soleil continue de filer à ton rythme.

Pour apporter ton point de vue sur « La trajectoire de l’étoile », e-maile ici ton lien.

tR.








Vendredi 29 juin 2007
juin07-155czlibe1.jpg


Le 21 juin, toute l’équipe pédagogique de l’école primaire Télégraphe à Paris était en grève pour manifester contre l’OQTF (1) reçue par Jame et sa maman. Leur «cas» passait en dernier recours au tribunal administratif à 14 heures ce jour-là. Avec de nombreux parents de l’école et des représentants du RESF (2), nous avions souhaité accompagner le petit garçon et sa mère. Pour les aider, leur signifier que nous étions à leurs côtés dans cette épreuve qui allait déterminer la suite de leur vie. Nos propres enfants étaient avec nous. Parce que nous les élevons autant que possible dans la conscience des autres. Parce que nous les rêvons solidaires et impliqués. Parce que Jame est leur copain de classe, plus simplement.

L’accueil au tribunal a été froid et méprisant : «Ce n’est pas une cour de récréation ici.» Nous trouvions utile, pourtant, pour la France de demain, que nos enfants, en plus d’être solidaires et impliqués, assistent au déroulement d’une procédure juridique, s’instruisent, fassent leurs armes de citoyens. Mais la justice, dans ces cas-là, c’est «pas devant les enfants». Du vite fait avec le moins de témoins possible, et surtout pas des petits qui poseraient des questions, feraient du bruit.



juin07-163czlibe2.jpg



Quant à nous, les parents qu’on regardait de haut, nous étions forcément de cette France qui se lève tard. Là par défaut, par ennui, pour chercher les embrouilles ? Vingt d’entre nous, après palabres, ont finalement été comptés un par un et admis à se faufiler, entre les grilles et les gardiens, jusque dans la salle d’audience. Les autres, dont j’étais, sont restés dehors. Mini-foule angoissée traversée de temps à autre par un magistrat horripilé, écartée sans douceur et à grands renforts de soupirs hautains, dégoûtés du désordre. Et puisque nous étions un rassemblement (une vingtaine de parents, dix enfants) deux membres des RG ont été dépêchés, qui passaient d’une jambe sur l’autre, en face de nous, l’air assez penaud. Après une heure de ce traitement, à tenter de voir ce qui se nouait de l’autre côté des grilles, le verdict est tombé : pas de verdict encore. Jame et sa maman devront attendre jusqu’au 5 juillet pour savoir s’il leur faut quitter le territoire français où Jame est né, où est toute leur vie, pour la Thaïlande, où ne les attend rien ni personne. Le 5 juillet. Quand l’école - et ses réserves de bonnes volontés - sera fermée ou presque. C’est seulement alors que le «cas» de Jame sera définitivement réglé. Mais voilà : Jame n’est pas un cas. Jame est un petit garçon. Jame est en CE1. Jame a des copains.



juin07-265czlibe3.jpg



Et Jame, en sortant du tribunal, s’est enfui. Oh ! Pas longtemps, et soi-disant parce qu’il avait faim - c’est ce qu’il a dit quand on l’a rattrapé. Alors que ça n’explique en rien pourquoi il est parti en courant, comme ça, rue de Rivoli, au milieu des voitures et des gens. Comme s’il voulait devancer la disparition. Sortir maintenant de nos vies plutôt que dans quelques semaines. Moi, je crois que Jame a craqué. C’était trop lourd pour lui, si petit - vous l’auriez vu -, cette tension, et aussi ces gens venus les soutenir, lui et sa maman. Quel enfant aime être ainsi au centre d’une attention empoisonnée par la nécessité, par l’urgence, par un soupçon de pitié peut-être ? Il s’est enfui, et puis on l’a repris et il s’est fermé, durablement sans doute, ce tout petit garçon qui ne demande qu’à grandir ici sans fracas, sans qu’on en fasse un tel ramdam.



juin07-167czlibe4.jpg



Bien sûr, j’ai pensé à ma mère, enfant juive et étrangère sous l’Occupation, qui s’était si souvent enfuie, elle aussi, qui avait si souvent couru. Juste pour se défaire de la tension sur elle, telle une glu, de la peur adulte omniprésente. J’ai pensé à ma mère et à tous ceux qui ont vécu parce que d’autres se sont intéressés à leur «cas», parce que d’autres les ont accueillis, cachés ; des instituteurs, notamment, qui leur ont donné la chance d’apprendre et, grâce à cela, de trouver leur place ici, dans ce si beau pays.



juin07-248czlibe6.jpg
(juin07)


J’ai pensé à tous ces gens qui existent aujourd’hui parce que leurs voisins, leurs amis, de parfaits inconnus parfois, ont, un jour, accepté de les voir. Alors j’ai regardé les parents autour de moi et j’ai songé que sans cela, les yeux ouverts, ce courage ordinaire, ces petites actions, la plupart d’entre nous, dans notre cher XXe arrondissement si mélangé, ne serions pas là pour dire que décidément, non, on ne peut pas, au nom d’une quelconque loi, renvoyer comme ça, dans un pays qui n’est pas ou n’est plus «chez eux», en tout cas bien moins qu’ici, un enfant et sa maman, et puis s’en laver les mains. 



(1) Obligation à quitter le territoire français.


(2) RESF:www.educationsansfrontieres.org




[article de Carole Zalberg paru dans Libération d'hier]

Qu'est-ce ?

- Sur le vif -
photoblog journalier
aléatoire
 

   

   

 

le joujou rouge peinture virtuelle

     

 

! et des jeux photographiques

entrez dans le dyptique

   

  

  Petit compact, je suis un pur produit de l'ère numérique. tRioL, ma conductrice, a donné mon nom à toutes ses pages. De nos deux yeux, chair et verre, nous quadrillons les vies d'un quotidien.
En prédateurs sensibles... 

  

 

Publications photographiques

 

  

Liens

 

 ! --> tous les liens

Blog : Croyances sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus